Romans, Souillé
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Chapitre 63 – La princesse Mengze

Traduction anglaise par congeebrain

Traduction française par Tian Wangzi

Après ces quelques jours, Gu Mang comprenait mieux Mo Xi.

Même si Mo Xi donnait constamment un air de force et d’indifférence, donnant l’impression qu’il restait calme devant toutes les calamités – alors que leurs interactions augmentaient, les souvenirs de Gu Mang commençaient à lui revenir – il réalisa légèrement que ce n’était pas le cas.

Mo Xi avait toujours réprimé ses émotions. Elles étaient toutes sous son contrôle, mais elles n’étaient pas effacées, au point que le tempérament de Mo Xi était toujours extrêmement impatient. Quand il se tenait seul dans les corridors à aire ouverte à regarder la neige d’un air vide, son expression était toujours terrifiante et complexe.

Sans mentionner qu’il changeait constamment de ton quand il parlait, rempli de conflits et de contradictions, comme une personne folle et insoignable sur le point d’être torturée à mort par ses propres pensées, mais portant toujours un masque de glace.

Gu Mang avait une intuition : il sentait que le visage sous le masque était en fait plutôt fragile.

Et à cause de cette intuition, il ne pouvait même pas en vouloir à Mo Xi pour l’avoir frappé ou détesté avant. Ça semblait être une habitude ancrée jusque dans ces os – cette habitude lui permettait de saisir facilement la faible douleur entre les sourcils de Mo Xi, cette habitude lui donnait envie instinctivement de protéger cet homme.

Tellement étrange.

Mo Xi était clairement très puissant, puissant au point que personne ne pouvait l’imaginer être vaincu. Il était plus grand que lui, plus fort, plus respecté, et plus intelligent.

Quel genre d’importance ridicule il se sentait, pour autant surestimer ses capacités et vouloir le protéger?

À cause de ces pensées compliquées, le Gu Mang qui avait retrouvé un tout petit peu de ses souvenirs se sentait plus mal que l’ancien Gu Mang simple d’esprit.

Il prenait souvent place sur une pile de bois de chauffage, regardant ses propres paumes d’un air vide. Chaque jour et chaque nuit, il se remémorait les fragments de souvenirs qu’il avait retrouvés, repensant à ce que Mo Xi lui avait dit, essayant encore et encore de se souvenir.

Mo Xi l’avait averti de ne rien à dire à personne à propos de ce « passage à l’âge adulte », alors il n’avait rien dit. Il voulait retracer le passé par lui-même, mais les souvenirs qu’il avait n’étaient pas suffisants. Il n’avait aucun moyen de les lier ensemble; en fin de compte, il ne pouvait que se tenir la tête et regarder la cour d’un air vide.

Il voulait demander à Li Wei quel genre de personne était Lu Zhanxing, quel genre de personne il était lui-même, quelle était sa relation exacte avec Mo Xi – mais Li Wei n’en soufflait pas un mot.

Il disait seulement : « Ne pose pas de questions que tu ne devrais pas poser. Parfois, quand on en sait trop, ce n’est pas bien. Regarde comment tu étais, n’était-ce pas mieux d’être stupide et vide? »

Alors qu’il regardait cette situation comme le reflet de la lune dans l’eau, dans cet état confus, la veille de la nouvelle année lunaire arriva.

Ce jour-là, le manoir Xihe était décoré de lanternes et de bannières. Les serviteurs s’attelaient à changer les talismans de pêcher[1], à accrocher des lanternes, et les vapeurs spiralées de la cuisine ne cessaient du matin au soir. Gu Mang était aussi occupé à aider à couper la viande, à envelopper les dumplings, à faire frire les rouleaux de printemps, travaillant la plus grande partie de la journée, incroyablement occupé.

Coincé dans ses souvenirs, Gu Mang montrait rarement la même naïveté qu’avant. Mais en ce moment, il était accroupi près du feu, y fourrant de la paille et d’autres choses à l’intérieur, agitant son petit éventail pour aider l’air à y entrer.

La façon dont la paille s’allumait dans la fournaise faisait s’illuminer ses yeux, et pour le voir encore quelques fois, il mit plus de bois de chauffage.

Mais ce n’était pas nécessaire.

La cuisinière se tourna et lui cria dessus, pâlissant de peur : « Sept-O-Neuf! Qu’est-ce que tu fais!!! »

709 était le numéro de série accroché au collier d’esclave de Gu Mang. Ces subordonnés n’étaient pas habitués à dire le nom de l’ancien général Gu, alors ils l’appelaient tous Sept-O-Neuf.

Gu Mang sortit sa tête au-dessus du fourneau, le visage couvert de suie, comme un chat Dragon-Li.

À cause de son ajout de bois trop enthousiaste, tous les rouleaux de printemps de la cuisinière furent trop frits, gâchés. Cette femme costaude lui cria avec colère d’aller voir Li Wei : « Intendant Li, ne pouvez-vous pas l’envoyer ailleurs? S’il reste derrière le four, nous n’aurons que du charbon à manger au souper de la veille du Nouvel An! »

Cette femme était comme un tigre en colère, alors l’intendant Li fut effrayé, il la consola un long moment avant de mener Gu Mang, toujours plein de cendre, au jardin arrière, lui donnant un balai. « Balaie le sol ici, alors. »

Balayer le sol devrait être le travail le plus simple, mais cette fois, Gu Mang ne le fit pas correctement.

Selon les coutumes de Chonghua, chaque foyer la veille du Nouvel An lançait des arachides et des fruits séchés sur le sol pour attirer la chance et la prospérité. Li Wei était si occupé qu’il oublia d’avertir Gu Mang, alors quand il revint vérifier, Gu Mang avait balayé tout ce qui avait été dispersé sur le sol.

S’il n’avait fait que balayer, ça n’aurait pas été grave, mais il avait aussi tout jeté.

Le visage de Li Wei passa au vert, en se disant que c’était vraiment, vraiment de mauvais augure.

Craignant que Gu Mang ne provoque d’autres mauvaises fortunes en ignorant les règles, il lui mit un exemplaire de « Poèmes en trois mots » dans les mains. C’était un livre qu’il avait acheté au marché tout particulièrement pour enseigner à lire à Gu Mang.

Li Wei le poussa dans le bureau et le fit s’asseoir docilement. « Considère ça comme une supplication de ma part, maître, ne va nulle part, ne fais rien; reste ici et lis, et attends de manger plus tard. »

Gu Mang était très droit et honnête : « Je dois travailler. »

Li Wei ne pouvait pas s’en sortir, alors il lui apporta du papier. « Copie des livres. Copier des livres, ça va, non? C’est du travail. Finis de le copier 100 fois, puis viens manger. »

Gu Mang hocha la tête : « D’accord. »

Après s’être occupé de ce monstre malicieux vagabond, Li Wei laissa tomber un soupir, marmonnant en retournant au travail. Les plats du soir étaient très somptueux, et tout ça était pour les serviteurs comme lui. Xihe-jun irait à la fête de Nouvelle Année au palais, et pas à la leur. Sans le tigre, la montagne serait dirigée par les singes[2], alors Li Wei était naturellement de très bonne humeur.

Il fredonnait un air, détendu et heureux, en passant un coin. Soudainement, il s’accrocha à un homme portant de longues robes noires.

Li Wei le regarda comme un canard qu’on attrapait par le cou; avec un couinement, il ravala son air dans sa gorge, prenant rapidement un sourire chaleureux et cajoleur : « Mon seigneur, vous êtes prêt à partir? »

« Il est temps, je devrais aller au palais. » Mo Xi ne s’arrêta pas, replaçant ses manches en marchant. « Prépare le carrosse. »

« Oh, d’accord, » répondit Li Wei, se préparant à partir. Mais il fut arrêté par Mo Xi.

« Attends. »

« Mon seigneur a d’autres instructions? »

« Appelle Gu Mang, il va venir avec moi. »

En entendant cela, Li Wei fut d’abord surpris, puis fut submergé par une joie inattendue.

La surprise était liée au fait que même si chaque famille noble pouvait apporter quelques invités personnels, il ne s’attendait pas à ce que Mo Xi soit prêt à emmener Gu Mang. Sa joie, c’était parce que Gu Mang avait un appétit massif, et le garder au manoir signifiait qu’ils devraient se battre contre lui pour la nourriture, alors s’il n’était pas là, ils auraient une grosse bouche de moins à nourrir.

Ses propres pensées égoïstes étaient une chose; l’intendant Li n’était pas incompétent dans son travail. Il demanda, sans oublier ses devoirs : « Mon seigneur, c’est le Nouvel An. Si vous emmenez ce… traître, les autres familles ne seront-elles pas mécontentes? »

Le visage de Mo Xi était sombre : « Hier, Sa Majesté a demandé sa présence; Sa Majesté veut que je l’emmène pour voir comment il a été entraîné. Sinon, tu crois que je voudrais l’emmener? »

« Oh, oh, alors c’est comme ça. »

Mo Xi fronça les sourcils : « Où est-il? Fais-le se nettoyer, qu’il me rejoigne au Grand Hall pour me suivre au palais. »

Li Wei s’empressa de répondre : « J’y vais! »

Alors, avant que Gu Mang ne puisse copier plus que quelques lignes du livre, Li Wei le tira pour qu’il brosse ses cheveux et change ses vêtements, puis le poussa dans le carrosse du manoir Xihe. La série d’actions de l’intendant Li était très naturelle et fluide, ses membres agiles travaillaient très rapidement.

Je suis tellement heureux! Je me débarrasse du seigneur et de la cuve à riz[3]!

Il semblait y avoir des feux d’artifice éclatant dans le cœur de Li Wei, mais son visage ne manquait pas au respect approprié, parlant d’un ton ferme vers le carrosse qui s’éloignait : « Au revoir, mon seigneur. »

C’est génial!! Tout le monde peut se lâcher lousse et manger tout son plein lors de la fête du Nouvel An!!

La fête du Nouvel An de Chonghua avait peu de règles, les plats étaient déjà arrangés sur les tables à cascades. Les nobles pouvaient venir tôt ou tard, ça n’avait pas d’importance.

Lorsque Mo Xi arriva, il y avait peu de monde dans le hall du palais, mais les serviteurs avaient déjà décoré la salle du trône pour qu’elle soit majestueuse et imposante. La cour était remplie de milliers de lanternes en fleurs pour la longévité et la bonne fortune, et le sol avait été couvert d’un épais et brillant tapis de pivoines rouges. Des papillons et des oiseaux en énergie spirituelle dansaient dans l’air, des parcelles de lumières dispersées sur les plumes.

Même si l’entrée de Mo Xi était discrète, il avait de larges épaules, une taille mince, et de longues jambes impressionnantes, et le traître Gu Mang qui attirait l’attention à ses côtés. Naturellement, il captivait les regards. Les nobles à l’intérieur du hall vinrent le saluer les uns après les autres.

« Xihe-jun, vous êtes venu tôt, aujourd’hui. »

« Xihe-jun, joyeux printemps! »

Même si les salutations étaient offertes à Mo Xi, sur dix paires d’yeux, neuf d’entre eux jetaient un regard en coin à Gu Mang.

Certains de ces yeux étaient curieux, d’autre emplis de ressentiment, d’autres de haine, dévisageant Gu Mang jusqu’à ce qu’il se sente mal à l’aise. Mo Xi termina ses interactions sociales une à une. Yue Chenqing était là aussi, il se tourna pour le voir, sautillant vers eux…

Aujourd’hui, il avait l’air bien, ses cheveux liés dans une couronne d’or, les robes blanches comme la neige de la famille Yue bien repassée et en ordre, soulignant la vitalité de l’apparence du jeune.

« Général Mo! Vous êtes là! Joyeux Nouvel An! Joyeux Nouvel An! »

Dès que Mo Xi vit son apparence réjouie et exubérante, il sut que son quatrième oncle était certainement aussi présent; sinon, Yue Chenqing, ce lâche stupide, ne sautillerait pas aussi joyeusement. Comme il s’y attendait, son regard dépassa Yue Chenqing, et il vit Murong Chuyi, portant des robes à l’ourlet argenté, sa ceinture argentée brillante. Il se tenait près des tables en cascades et se servait du vin d’osmanthe.

En sentant le regard de Mo Xi, il pencha légèrement la tête et hocha en sa direction. C’était ses « salutations », puis il retourna à ses affaires à verser son vin.

La réputation d’indifférence et de froideur de l’Ignorant immortel envers les conventions sociales était bien justifiée.

Alors qu’il se faisait cette réflexion, Mo Xi entendit soudainement Yue Chenqing dire : « Oh, c’est vrai! Mengze-jiejie est ici aussi! »

Alors que le mot « Mengze » entrait dans ses oreilles, Mo Xi sentit une douce petite épine lui percer le cœur. Il fut surpris un moment, puis dit : « …Elle est de retour? »

« Elle est de retour, elle est rentrée il y a quelques jours. » Yue Chenqing cligna des yeux, sous le choc. « Eh? Elle ne vous l’a pas dit? »

« … »

Cette douce épine s’enfonça plus profondément.

La princesse Mengze, pour Mo Xi, signifiait un type d’affection particulier.

Il ne pourrait pas dire ce que c’était, probablement la culpabilité mélangée à l’affection, extrêmement profonde, qui s’étaient changés en type d’amitié bien plus profonde et durable que l’amour.

Il y avait deux personnes dans ce monde que s’ils le lui demandaient, Mo Xi leur offrirait sa vie.

L’une était son Gu-shixiong.

L’autre était Murong Mengze.

Il aimait Gu-shixiong profondément, mais en fin de compte, ce dernier n’était pas digne de cet amour. Murong Mengze l’aimait profondément, mais il n’était pas digne de son amour à elle. Maintenant, Mo Xi ne pourrait jamais ravoir Gu-shixiong, alors la seule personne qui restait sa faiblesse était la princesse Mengze.

Mengze l’avait toujours aimé, depuis bien longtemps, mais à l’époque, Mo Xi était frivole dans sa jeunesse et n’avait pas compris les intentions de la demoiselle, la rejetant avec extrêmement d’honnêteté. Il avait parlé durement, sans se préoccuper de préserver sa réputation à elle, et sans garder la moindre chaleur envers elle. Heureusement, Mengze était une femme éduquée et bien équilibrée, forte jusqu’à la moelle. Après avoir été blessée, elle n’avait pas émis la moindre plainte, tout comme elle ne s’était pas impliquée davantage, se retirant simplement dans un coin où elle ne le dérangerait pas tout en pouvant prendre soin de lui silencieusement pendant dix ans.

Même si la personnalité de Mo Xi était froide, son cœur n’était pas fait de fer.

Il avait remarqué l’affection avec laquelle elle le traitait pendant toutes ces années.

Avant, quand elle était encore en santé, elle était visiblement une beauté royale, mais elle le suivait de bon gré sur le champ de bataille. Elle refusait de dire que c’était parce qu’elle ne pouvait pas le laisser y aller seul, elle disait seulement qu’elle voulait gagner de l’expérience, que les femmes étaient bien plus que l’égale des hommes.

Elle soignait ses blessures et lui appliquait de l’onguent. Dans la lumière tamisée des lanternes, elle voulait toujours lui parler un peu gentiment, mais Mo Xi à l’époque la traitait toujours avec froideur.

Elle avait vu et compris, alors elle n’avait plus rien dit.

Murong Mengze avait porté tout cela en silence, avec bien trop de maîtrise d’elle-même, au point où elle avait même donné à Mo Xi l’illusion qu’elle ne l’aimait plus. Comme si son affection était très peu profonde, se dispersant après quelques rejets.

Mais c’était jusqu’à cette année, lorsqu’il avait été gravement blessé par Gu Mang, que son cœur avait été poignardé en un trou sanglant, que son cœur spirituel était sur le point de se disperser. C’était Murong Mengze qui avait mené les médecins pour s’empresser à son secours.

C’était la… la femme qu’il croyait l’aimait de manière superficielle, qui tenait sans flancher sa main pour le ramener des frontières de la mort.

Il avait d’abord cru que son amour avec Gu Mang était sincère et profond, alors que l’affection de Mengze était superficielle.

En réalité, c’était faux.

Il avait offert tout ce qu’il était à Gu Mang, mais ce dernier n’avait même pas jeté un regard en arrière.

Alors qu’elle ne voulait rien de lui, épuisant tout de même son cœur spirituel en lui passant son énergie, souhaitant seulement qu’il vive.

Cette année-là, pour le sauver, elle avait pris de sérieuses blessures pour empêcher que son cœur ne s’arrête ou que son cœur spirituel ne se brise. Elle avait même utilisé la puissance de sa propre espérance de vie en échange – à partir de ce moment, elle ne pouvait plus avoir un corps en santé. Elle ne pouvait plus utiliser de magie puissante.

Elle avait déjà souri comme s’il espérait « se battre à travers les Neuf Provinces, parcourir toute la terre sous le ciel, en tant que femme. »

Cette vision ne pourrait plus devenir une réalité.

« Il y a beaucoup de belles choses dans le monde, plusieurs personnes qui pourront te rendre heureux. Tu les rencontreras sans doute. » Lorsque Mo Xi s’était éveillé cette année-là et qu’il avait appris que Mengze avait utilisé son propre cœur spirituel pour protéger le sien, il s’était rendu à son lit. À l’époque, il était sur le point de s’effondrer, il avait été trahi par celui qu’il aimait profondément, et il n’était pas digne de cette passion de son admiratrice secrète.

Il ne savait vraiment pas ce qu’il devait faire; il ne savait pas pourquoi Gu Mang était aussi rude ni pourquoi Mengze pouvait être si dévouée.

À son chevet, il lui avait demandé pourquoi elle était aussi stupide.

Ses lèvres étaient pâles, mais elle avait tout de même souri : « Ne réduis pas la valeur de ta vie pour un moment d’émotion. Je ne te demande pas de m’aimer en retour. » Elle avait levé la main pour tapoter le torse de Mo Xi : « Je te demande juste que la prochaine fois où tu seras impulsif, pense à mon cœur. Ça me suffira. »

Et c’était vraiment comme elle l’avait dit. À partir de ce moment, elle n’avait plus soufflé un mot sur son sacrifice pour Mo Xi.

« Tu n’as pas à te forcer à cause de la culpabilité ou de la gratitude. Je sais que tu ne m’aimes toujours pas, je le vois dans tes yeux. »

Après son rétablissement, elle avait continué à agir comme avant, se cachant dans un endroit discret, utilisant ses méthodes pour prendre soin de lui silencieusement et lui tenir compagnie. Même si tout Chonghua pensait que Mo Xi devrait faire preuve de tact et l’épouser, Mengze elle-même était très clair à ce sujet. Elle ne dérangerait jamais son cœur déjà bouleversé.

Mais plus elle endurait, plus il avait des remords.

Même si elle n’était pas devenue la personne qu’il aimait, et même s’il ne l’avait pas épousée pour en faire sa femme, au bout de ces longues années de sacrifice, elle était devenue la seule demoiselle dans le monde que Xihe-jun chérissait et pour laquelle il avait de la tendresse.

Au final, elle restait spéciale.

Yue Chenqing vit la déception sur son visage et demanda : « Xihe-jun, qu’est-ce qui ne va pas? »

Mo Xi se réveilla de sa torpeur. « …Rien. Où est-elle? »

« Elle est allée à la terrasse Feiyao. Elle a dit que les lanternes en fleurs y étaient jolies, alors elle est allée regarder les lumières. »

Mo Xi fronça les sourcils : « Il fait froid, sa santé est fragile, comment peut-elle… » Il ne s’attarda pas plus longtemps dans le hall du palais, se dirigeant vers la terrasse Feiyao en disant : « Je vais la voir. »

L’auteure a quelque chose à dire :

Je souhaite à tout le monde un joyeux jour des Idoles~~ Bonne fin de semaine~~
J’ai eu une prémonition que Xi-Mei se ferait encore battre (dans les commentaires) aujourd’hui, je vais le laisser m’emprunter mon steamer en bambou pour se cacher hahahaha~~

Princesse Mengze : Je crois que je peux encore venir à la rescousse, je veux aller au club de la romance pour avoir le scénario de la femme principale.
Song Qiutong : Héhé, ma sœur, je passe juste du drame d’à côté, écoute mon conseil, à part les femmes plus âgées surpuissantes, personne ne peut avoir le scénario de la femme principale, pourquoi ne restes-tu juste pas comme une femme chair à canon avec moi?
Princesse Mengze : Cette femme vénérable est née de la plus haute noblesse, pourquoi resterais-je dans la boue avec des misérables méprisables comme toi?
Song Qiutong : ???????? Ma sœur, tu fais erreur! Dans le drame d’à côté, je suis l’impératrice! Si on parle de séniorité, je te suis bien supérieure!!!

Gros chien et Gu Mangmang : [remercient les lecteurs jjwxc]


[1] Des plaques de bois gravés de dieux qu’on accroche au-dessus des portes, faites de bois de pêcher

[2] Traduction littérale, mais similaire à « Quand le chat est parti, les souris dansent. »

[3] Quelqu’un qui mange beaucoup en travaillant peu

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