Je suis tombé de l'ennemi juré de mon premier amour, Romans
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Chapitre 11 – J’ai provoqué la colère de Xie Lin – FIN

Traduction française par Tian Wangzi

J’ai provoqué la colère de Xie Lin.

La plupart des femmes du royaume démoniaque ne se souciaient pas des banalités. Alors que je me promenais à l’extérieur, ce jour-là, je rencontrai une belle servante plantureuse aux vêtements splendides. Je n’osais pas la regarder.

C’était elle qui me taquinait le plus. Elle me bloqua le passage et se moqua de moi jusqu’à me faire rougir de colère. J’allais partir lorsque Qiongqi me poussa le dos de son museau.

Je tombai vers l’avant, et avec un « plop », je m’écrasai dans la poitrine de la servante.

Xie Lin arriva justement à ce moment-là.

Il m’ignora pendant trois jours.

Comme je le harcelai encore et encore, il quitta le royaume démoniaque, disant qu’il allait se détendre à la mer infinie.

Avant, je restais stupidement à ma place à attendre qu’il revienne, mais maintenant, ma puissance spirituelle était presque la moitié de la sienne, alors je décidai de le suivre.

J’étais stupide, vraiment. Je savais juste qu’il allait à la mer infinie, je n’avais pas pensé qu’il n’irait pas seul.

Quand avait-il rencontré quelqu’un d’autre dans mon dos? Elle était habillée de rouge, l’air démoniaque et sinistre, mais il lui souriait quand même tendrement.

J’étais si fâché que je ne pus m’empêcher de frapper le mur.

Le mur s’effondra lourdement. J’étais stupéfait, je n’avais pas utilisé tant de force, ah!

C’était injuste!

Non seulement je perdais de l’argent, mais en plus les autres se moquaient de moi.

Je pouvais laisser passer les moqueries, mais il ne rit pas, il ne me regarda même pas.

J’avais extrêmement mal au cœur. Comment pouvait-il ne pas me regarder? Comment pouvait-il rire d’un air si heureux avec une autre?

Je repoussai la démone sur le côté, mis ma main sur l’épaule de Xie Lin et dis : « Quelle coïncidence! Vous allez à la mer infinie? Ça se trouve que c’est là où je vais aussi. »

Il repoussa ma main : « Ne nous suis pas. Les démons là-bas sont entraînés pour te restreindre toi particulièrement. »

J’étais extrêmement mécontent. La mer infinie, c’était là qu’habitait le clan des sirènes avant son extermination. Je le connaissais bien, et à part Xie Lin, il n’y avait rien qui pouvait me restreindre.

Je ne croyais pas qu’il y avait de mal, et j’insistai pour le suivre.

Il discutait avec la démone.

Profitant du fait qu’il ne m’accordait pas d’attention, je me transformai et m’accrochai sur une broderie rouge foncé sur son col.

Son col frottait toujours contre sa nuque alors qu’il marchait, et mon esprit s’embrouillait par le léger parfum de son corps. J’avais déjà oublié l’existence de cette démone, me laissant bercer confortablement le long du trajet vers la mer infinie.

Il y avait une petite île dans la mer infinie. En voyant Xie Lin approcher, le maître de l’île plissa les yeux et accueillit Xie Lin en souriant.

Mon intuition était juste! Il avait préparé une chambre pour Xie Lin et cette démone!

Sur cette grande île de la mer infinie, je ne pouvais pas croire qu’il y avait seulement une chambre d’invités.

Et Xie Lin ne refusa pas!

En colère, je le suivis en inspectant tout le tour de l’île, pour réaliser qu’il n’y avait vraiment qu’une seule chambre d’invités. Cela ne réduisit pas ma colère. Sous la lumière du jour, un homme et une sale démone partageant une chambre, même si les habitants du royaume démoniaque ne se souciaient pas de la courtoisie, ils ne devraient pas être aussi frivoles.

Une chance que je l’avais suivi, comme ça, ça me réconfortait un peu.

Pendant la nuit, je ne vis pas la démone.

Xie Lin s’était endormi contre la petite fenêtre. Je repris ma forme humaine et lui tapotai la joue, le traitant de connard qui ne faisait les choses qu’à moitié.

Xie Lin ouvrit les yeux et me jeta un regard en coin, demandant soudainement : « C’est doux? »

Me souvenant du toucher de sa joue, je hochai la tête pour acquiescer.

Son expression changea, et il me traita de pervers.

Alors, je me mis à lui tapoter le visage, j’allais me changer en pervers!

Il en faisait trop, j’étais si fâché que je ne pouvais plus le supporter, alors j’allais incarner mon titre de pervers jusqu’au bout.

Je lui retirai complètement ses vêtements, m’asseyant à cheval sur lui. Il était évident que le plaisir était peint sur tout son visage, mais Xie Lin continuait à me traiter de pervers.

Le sourire sur son visage était bien trop éclatant.

Je me redressai pour le laisser se dégager, mais il m’en empêcha. Il fit l’effort de me conseiller de ne pas faire les choses qu’à moitié et de terminer ce que j’avais commencé.

Je réalisai que je creusais ma propre tombe.

Je m’accrochai fermement au rebord de la fenêtre, étouffant des sanglots bas. La lune était haute, et par les fissures de la fenêtre, les rayons de lune venaient se poser sur mon nez. Je devais avoir l’air vraiment pitoyable.

Xie Lin m’enlaça, me demandant si j’allais oser diminuer les autres encore à l’avenir.

Évidemment, c’était ma défaite, alors je fis de mon mieux pour lui prouver mon innocence.

Xie Lin : « Alors, pourquoi tu rougissais à ce moment-là? »

Je répondis avec consentement : « Parce que je n’ai rien vu du monde. »

J’avais vu l’apparence de Xie Lin qui semblait avoir tout vu du monde, et secrètement, j’en étais un peu amer, et je ne pus m’empêcher de dire ce que je pensais au fond de moi.

Xie Lin dit : « Ne va pas défiler l’innocence des gens innocents. Si tu ne me fréquentais pas, je serais encore un jeune Dianxia pur et puceau. »

Je rougis involontairement sous son regard.

La voix en colère de la démone retentit à l’extérieur : « Quelles affaires louches faites-vous là-dedans? J’attends à l’extérieur de la formation depuis des heures! »

Je sursautai, puis m’empressai en panique de m’éclipser de l’étreinte de Xie Lin pour replacer mes vêtements.

Xie Lin dit avec nonchalance : « Qu’est-ce qui te fait peur? »

Qu’est-ce qui me faisait peur? Bien sûr que j’avais peur que quelqu’un réalise que je venais de faire des choses perverses avec Xie Lin.

La démone avait une main posée sur la hanche, tenant un fouet, et de l’autre, elle pointa Xie Lin : « J’en ai marre de l’océan, mais tu restes là joyeusement! »

La démone continua à l’injurier, puis elle leva les bras en l’air, décidant de l’ignorer.

Je regardai Xie Lin, puis la démone, confus.

La démone : « Qu’est-ce qu’il y a à voir! »

Je lui répondis vicieusement : « Xie Lin n’aime pas les femmes, il n’aime que moi. »

Xie Lin ne put s’empêcher de rire.

La démone dit : « Alors, je vais aller mettre le feu au temple. »

Puis elle s’en alla, enragée.

« Pourquoi tu es distrait? » Xie Lin prit ma main. « Si on ne s’empresse pas à l’autel pour notre mariage, il sera en cendres. »

Je croyais au départ qu’en rentrant à mon pays natal, j’en serais triste. Mais à ce moment, mes émotions étaient trop complexes pour seulement être décrites comme de la tristesse.

Les ruines des bâtiments avaient été restaurées à leur gloire d’antan.

Je passai près des algues dans lesquels je jouais à la cachette dans mon enfance, près des larges champs de coraux multicolores, et après avoir traversé la route que ma mère m’avait fait emprunter pour me sortir de là, j’arrivai au hall du palais.

Tout était comme si c’était hier, qu’il ne s’était passé qu’un moment, comme si les sirènes que je connaissais allaient venir m’accueillir à tout moment pour me féliciter de l’excellent mari que j’avais trouvé.

La démone se tenait au centre du hall, me regardant d’un air satisfait. Il n’y avait plus de colère sur son visage, elle me regardait plutôt comme si elle attendait des félicitations.

Xie Lin m’avait déjà demandé ce que j’aimais, quel genre de lampions, d’étoffes, de lit…

Je n’avais pu répondre que des bribes ici et là.

La démone était un peu impuissante : « Pourquoi tu pleures? »

En voyant que je ne répondais pas, elle se tourna pour injurier Xie Lin : « J’ai suivi tout ce que tu m’as dit de faire, tu m’as fait chercher tous ces trucs laids, tout ça pour le faire pleurer. »

Xie Lin soupira, impuissant. Il me pinça la joue avant de l’embrasser et dit : « Ne pleure pas, tu n’aimes pas? Si tu n’aimes pas ça, je vais le changer. »

Comment pourrais-je ne pas aimer?

Je me disais juste qu’il était impossible qu’on me traite avec autant de gentillesse.

J’étais tellement reconnaissant pour ces jours où je me faisais intimider sur le mont Cuiwei, tellement reconnaissant envers Lin Yunpu pour m’avoir jeté en bas du bateau volant.

Ils m’avaient permis de tomber sur ce petit playboy de riche famille, et m’avaient aussi permis de toucher son cœur.

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