Romans, Souillé
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Chapitre 101 – La petite sœur offensée

Traduction française par Tian Wangzi

Même si le piège mielleux avait été mainte et mainte fois éprouvé, les beautés deviennent habituellement complètement empoisonnées lorsqu’elles sont prises dans l’estomac de l’ennemi, mais ce ne sont pas non plus toutes les beautés qui conviennent pour cette tâche importante.

Par exemple, on peut envoyer Diaochan[1] coordonner les offensives internes et externes.

Mais si on essaie de l’échanger pour Mu Guiying[2]?

Naturellement, Gu Mang connaissait le tempérament de Mo Xi, il savait que les relations entre les hommes et les femmes l’horrifiaient. Puisque Mo Xi avait vu sa mère entretenir une affaire avec son oncle dans son enfance, il avait développé une grave mysophobie, et ce qu’il détestait par-dessus tout, c’était que les femmes entretiennent des pensées impures envers lui. Et surtout, il détestait les trahisons familiales. Dans ses 30 années de vie, Gu Mang avait été le seul avec qui il y avait pu prendre des libertés intimes sans vouloir le tuer.

L’embarras, c’était l’embarras, mais en voyant les poings serrés de Mo Xi et la colère clairement peinte sur son beau visage, d’innombrables pensées traversèrent l’esprit de Gu Mang. Finalement, il leva soudainement la tête, et brillamment, il dit : « Comment ça peut être toi?! »

Sa voix était si perçante que tous les démons, et même Mo Xi, se tournèrent vers lui.

Wuyan plissa les yeux : « … Vous vous connaissez? »

Gu Mang s’empressa de s’agenouiller en prétendant être inquiet et mal à l’aise : « Majesté, punissez… punissez-moi pour mon impolitesse. »

« Cette Femme vénérable t’a posé une question, vous vous connaissez? » Wuyan tourna la tête vers Gu Mang, puis vers Mo Xi. « … Vous êtes intimes? »

À l’origine, les chauves-souris de feu étaient les rejetons des membres de la tribu à plumes qui étaient assez immoraux pour fréquenter des démons, alors il ne pouvait pas y avoir de règles empêchant quelqu’un de prendre de force un époux ou une épouse. Intérieurement, Gu Mang avait l’hypothèse que s’il disait qu’il était vraiment intime avec Mo Xi, la reine n’allait en être que plus excitée, et elle refuserait encore plus de le laisser tranquille.

Alors, il prit un air encore plus amer et rempli de ressentiment en relevant la tête vers Wuyan : « Comment pourrais-je être intime avec lui? Je le hais énormément. Majesté, pardonnez ma faute, j’ai été si dégoûtée que j’ai provoqué Sa Majesté… »

La curiosité de Wuyan était encore plus attisée, et elle cligna des yeux : « Comment t’a-t-il autant irritée? »

Gu Mang se redressa et pointa Mo Xi, et sans cligner ni buter sur un seul mot, il dit avec force : « Il n’est pas bon! »

Mo Xi : « ……… »

Wuyan : « … »

Les environs devinrent extrêmement silencieux un moment, alors que presque toutes les démones du pavillon d’eau regardaient Mo Xi de haut en bas, murmurant en le regardant. Certaines jeunes démones ne pouvaient pas se retenir, couvrant leur bouche de leur manche pour se moquer. Même les démons qui étaient arrivés avec Mo Xi lui lançaient des regards en coin, remplis de sympathie.

Wuyan dit : « Comment tu le sais? »

Gu Mang ignora le regard de Mo Xi qui voulait le réduire en cendre, et continua : « En réponse à Sa Majesté, je me suis déjà cultivée avec lui, mais puisqu’il n’est pas fiable, une de mes âmes a été endommagée. Aïe, j’étais fâchée à mort, je le hais au point que je ne peux pas l’oublier! »

Les regards envers Mo Xi étaient encore plus sévères.

Mon frère, si tu n’es pas bon, on peut l’oublier, mais quelle technique tu utilises pour blesser quelqu’un en vous cultivant ensemble?

Même Wuyan était légèrement terrifiée. Puisqu’elle n’avait pas pris le comprimé Xueling, elle dépendait du bassin sanglant et d’un partenaire pour se cultiver afin de régénérer sa vitalité, mais si elle se laissait berner par la posture des beautés devant elle et qu’elle choisissait un homme peu fiable pour la servir, ce serait contreproductif.

Dangereux, dangereux.

Elle se retourna immédiatement et dit en colère à A-Fang : « Je te demande d’aller chercher des hommes, et que vas-tu chercher?! »

A-Fang était si effrayée que son visage en perdit toute couleur. Elle s’empressa de se prosterner, et cria à Mo Xi : « Qu’est-ce que tu fais encore à traîner ici? Tu veux fâcher encore plus sa Majesté? Dépêche-toi de dégager!! »

« … » Mo Xi tremblait de colère, mais il ne pouvait pas exploser. Au final, il posa un regard haineux sur ce groupe de fous, puis à ce vaurien qui racontait n’importe quoi, et il se tourna pour partir.

Wuyan leva les yeux au ciel et dit aux autres démons : « Cette Femme vénérable est faible aujourd’hui, alors si vous n’êtes pas fiables, partez maintenant. Si vous restez et que je vous choisis, mais que vous ne pouvez pas me remplir d’essence yang, je vous en ferai payer les conséquences! »

La tribu des chauves-souris de feu était douée pour les rapprochements, et ces démons étaient déjà excités. Ils avaient aussi vu la reine nue, et cette dernière avait même les joues rouges de colère, son apparence lumineuse. Ils ne purent s’empêcher de s’avancer pour s’offrir :

« Je peux le faire! »

« Majesté, je suis très bon! »

« Majesté, je suis particulièrement excellent! »

Gu Mang : « … »

C’était aussi grâce à la stupidité de ces démons. S’ils avaient été contre l’intelligent clan des renards, il n’aurait pas pu les tromper aussi facilement.

La reine avait sans doute été effrayée par Gu Mang, alors elle finit par choisir un démon grand aux muscles puissants et exhubérants, et elle l’entraîna dans sa chambre pour se reposer. A-Fang couvrit la porte pour eux, soupirant de soulagement, puis elle se tourna vers les autres démons : « Bien, c’est tout pour ce soir, dispersez-vous. Allez vous cultiver de votre côté pour assembler du qi pour Sa Majesté. »

La foule répondit : « Oui! »

Ils se dispersèrent tous rapidement. Gu Mang remarqua que les démones avaient l’air nerveuses, et plusieurs s’empressèrent de s’accrocher à ces démons qui avaient été délaissés par la reine, cherchant à être la première à leur parler. C’était plutôt déroutant.

Pourquoi étaient-elles si pressées?

Comment, se cultiver de son côté pour assembler du qi pour Sa Majesté?

D’un côté, il était appréhensif, et de l’autre, il ne voulait pas attirer l’attention, alors il nettoya le plateau de fruits dans un coin et s’éloigna. Mais il ne s’attendait pas à ce qu’en sortant de la cour interne, il obtienne la réponse à tous ses soupçons.

Il vit qu’aux alentours du pavillon d’eau, ces démones et démons étaient tous un peu entremêlés, formant des pairs pour folâtrer, même la démone robuste qui l’avait fouetté cherche un démon pour jouer avec elle autour du pavillon d’eau. Ceux qui avaient trouvé un partenaire se dirigeaient vers de simples huttes de pailles bâties de chaque côté du pavillon d’eau, et dans certaines de ces huttes, on pouvait déjà entendre les cris de plaisir unique au clan des chauves-souris. 

Graduellement, de ces huttes en paille, de minces filets de fumée blanche s’élevaient, se dirigeant vers la cour interne du pavillon d’eau, se rassemblant là où la reine se reposait…

Il semblerait qu’en plus de se cultiver elle-même, Wuyan rassemblait aussi l’énergie yin et yang ainsi, aspirant aussi l’énergie produite lorsque deux personnes de la même race se cultivaient ensemble!

Même Gu Mang, qui était aussi effronté, ne put s’empêcher de rougir. Il ne put s’empêcher de penser que ce clan des chauves-souris de feu était né de la dépravation de la tribu à plumes, alors ils pouvaient utiliser ce genre de méthodes. Il y avait vraiment des créatures fantastiques, dans ce monde.

Alors qu’il était perdu dans ses pensées, une main surgit soudainement derrière lui pour se poser sur son épaule.

Gu Mang était déjà tendu dans cette peinture érotique vivante, craignant qu’un démon ne vienne l’ennuyer. Alors dérangé ainsi soudainement, il se tourna agressivement, mais avant de pouvoir voir le visage de la personne, il se fit soudainement tirer vers l’arrière, l’autre personne lui couvrant la bouche de sa main. Sans un mot de plus, Gu Mang fut traîné dans la hutte la plus proche.

Gu Mang paniqua immédiatement. Ce démon avait une force surprenante, et il n’était pas pratique pour lui d’utiliser des sorts. Il ne pouvait que lutter à mains nues, mais il ne faisait pas le poids contre la force de son adversaire. Non seulement il n’arrivait pas à se libérer de l’emprise du démon, au contraire, la prise se referma au point qu’il ne pouvait pas faire un son. Il fut simplement poussé dans la hutte et jeté cruellement sur un lit de paille.

L’autre personne se tenait contre la lumière de la lune, abaissant le rideau de bambou, plongeant la hutte dans le noir.

Gu Mang sentit un frisson contre sa nuque…

Après tout, la tribu des chauves-souris de feu provenait de la tribu à plumes, et la tribu à plumes était des oiseaux. C’était les tribus les plus primitives quant à leurs lieux de reproduction. Comme ils se laissaient aller à leur instinct animal, il n’y avait même pas de vrai lit dans la hutte, seulement un matelas de paille pour faire office de nid.

De la paille émanait une poignante odeur animale qui lui emplit les narines, si étouffante que Gu Mang passa près de s’étouffer.

Frapper, ou ne pas frapper, telle est la question.

S’il ne se défendait pas, il craignait d’être tourmenté par l’essence noire de ce démon chauve-souris, mais s’il se défendait, non seulement il n’obtiendrait pas d’informations sur la barrière jetée autour de l’île des chauves-souris, avec sa rébellion, il craignait même d’entraîner Yue Chenqing avec lui.

Son esprit était en ébullition. En voyant la silhouette avancer vers lui, Gu Mang ne put s’empêcher de crier misérablement : « Dage! J’ai quelque chose à dire! Je, je, je ne suis encore qu’un oisillon!!! Je ne suis pas prête pour me cultiver avec le yin et le yang, tu devrais changer de cible! »

L’autre personne n’avait apparemment pas l’intention de l’écouter, le tirant vers lui pour le presser dans la paille.

Gu Mang cria : « Va! Te! Faire! Foutre! Ah! J’ai dit tout ça, et tu n’arrêtes toujours pas? Tu, merde… tu aimes employer… la force… ah?! »

L’autre ouvrit enfin la bouche pour parler, d’une voix magnétique et basse, allumant des étincelles dans Gu Mang qui ne put que trembler.

« Crie encore. » L’homme était repoussé à sa limite, enragé, impatient, la voix remplie d’urgence était tout près de son oreille, tombant avec son souffle chaud et humide.

« Je vais vraiment le faire. »

« … »

Gu Mang était sans voix.

Après un long moment, la grosse main contre sa gorge se relâcha, et l’autre parti se redressa, allumant une boule de feu qui illumina la petite hutte étroite.

Dans la lumière orange et jaune des flammes, Mo Xi se mordait les lèvres, tenant la boule de feu à la main. Alors qu’il le dévisageait férocement, ces beaux yeux de phénix étaient plutôt rouges. Ses vêtements étaient aussi un peu désordonnés, puisque Gu Mang s’était débattu sous lui à l’instant, brisant son air froid et sévère habituel.

« … » Gu Mang se frotta le cou, là où il avait laissé cinq marques rouges, et il haleta en levant les yeux au ciel : « *tousse* Tu es fou? Tu ne m’as pas entendu dire que tu étais incapable devant la reine? »

Mo Xi grinça des dents avec colère : « Tu peux pas la fermer?! »

« Je me la fermerais pour te regarder aller te battre?! » Gu Mang avait presque été étouffé par l’étreinte, ses yeux bleus étaient brillants d’humidité alors qu’il le regardait férocement : « J’aurais dû leur dire que tu étais une personne exceptionnelle au lit, avec des capacités hors du commun, ça t’aurait satisfait? J’aurais dû te laisser te faire emporter par la reine pour subir ses tourments et ses humiliations dans sa chambre! »

Le visage de Mo Xi était complètement rouge : « Tu…! »

« Moi, quoi, ah. » Gu Mang tomba assis sur la paille. Il laissa tomber un grand soupir en murmurant : « Tu m’as vraiment fait peur à mort, je croyais qu’un démon chauve-souris en chaleur allait… »

Il fit une pause un moment, puis se redressa.

Gu Mang leva les yeux pour demander à Mo Xi : « Plus important. Comment ça va du côté de Yue Chenqing? »

Mo Xi réprima silencieusement sa colère pour répondre : « Rien d’anormal. »

Gu Mang se massa le cou et toussa froidement quelques fois avant de dire : « Alors, ça va. Ah, oui, éteins cette boule de feu. Ce rideau de bambou ne bloque pas la lumière, et les chauves-souris n’aiment pas le feu. Si elles la voient, elles sauront que quelque chose ne va pas dans cette hutte. »

« J’ai placé une barrière pour bloquer la lumière. »

« Il vaut mieux être prudent, juste au cas. »

Mo Xi resta silencieux un moment, puis d’un claquement de doigts, il éteignit la boule de feu.

Gu Mang se rassied à l’endroit où il était et dit : « Presque tout a été réglé ce soir. Patiente encore un peu, le temps que je récupère le sort de l’Emprise de l’esprit que j’ai lancé à Wuyan, puis on saura comment quitter l’île. »

« Quand vas-tu le récupérer? »

Gu Mang ferma les yeux et se détendit un moment, avant de les ouvrir de nouveau : « Maintenant. »

Puis, il commença à silencieusement réciter le mantra, lentement, et petit à petit, une lueur blanche quitta le pavillon d’eau dans sa direction, traversant la hutte de paille, convergeant vers le bout des doigts de Gu Mang.

Après le temps que met un bâton d’encens à brûler, Gu Mang relâcha une sphère de lumière au creux de sa paume.

« Regarde, c’est la conscience de Wuyan. » Gu Mang soupira légèrement. Il dit à Mo Xi : « En plus d’assimiler ses secrets sur la barrière, j’ai aussi rassemblé ses raisons pour transformer les gens en marionnettes. Après tout, Yue Chenqing est tombé dans ses pièges, je veux être prêt à toute éventualité. »

Il expliqua aussi à Mo Xi ce qu’il avait entendu au bassin d’Agate.

Mo Xi dit en fronçant les sourcils : « Wuyan a été trahie par un immortel? »

« Selon ce que j’ai entendu, oui. » Gu Mang continua : « Et je crois que dans cette conscience, on pourra probablement voir qui est cet immortel inconstant en amour. Mais peu importe, commençons par regarder! »

Après avoir terminé de parler, Gu Mang pointa légèrement la sphère. Lentement, elle fut soulevée dans les airs, restant suspendue devant les yeux de Mo Xi et Gu Mang.

« Dis-moi, » lui demanda Gu Mang. « Pourquoi donnes-tu un ver gu aux hommes qui viennent sur cette île?

La boule de lumière était d’un blanc perle au départ, mais après un moment, de multiples couleurs commencèrent à s’assembler. Une image brumeuse se dessina sur la sphère, et la voix illusoire de la conscience retentit.

C’était la voix de Wuyan.

« …Cette affaire… » commença doucement la voix de Wuyan, « elle commence alors que j’étais jeune… »

Alors que la voix devenait de plus en plus claire, des images commencèrent à se dessiner sur la sphère.

« …Cette fois-là, c’était la guerre dans les îles du Rêve du Papillon. Les monstres des autres îles avaient épuisé toutes leurs ressources, et ils ne pouvaient plus rester là où ils étaient à l’origine. Ils ont renié leurs pactes d’alliance pour saisir d’autres territoires. Ils ont envahi la tribu des chauves-souris de feu, tuant la reine de l’époque… ma mère. Plus tard, les autres tribus de chauve-souris sur l’île ont été massacrées. »

La sphère lumineuse vacilla légèrement en montrant les massacres des démons, puis la lumière se tamisa un peu en perdant de son lustre, comme si elle était couverte de sang.

« J’étais une des princesses héritières à ce moment-là, et naturellement, j’étais une épine dans leur pied, alors je suis devenue une cible des assassinats. Ma grande sœur a servi d’appât lors d’un siège pour me permettre de fuir, mais j’ai quand même été gravement blessée… Mes ailes étaient endommagées, mes muscles déchirés, mais j’ai utilisé toute mon énergie spirituelle pour continuer d’avancer, sans oser m’arrêter… Mais j’ignorais combien de temps j’allais encore pouvoir voler… »

La sphère se mit soudainement en colère, entremêlant la foudre et le tonnerre.

« J’ai fui par la mer pendant plusieurs jours, puis une tempête s’est levée. J’étais exténuée, mes blessures étaient infectées, mais j’ai continué à voler, jusqu’à enfin m’effondrer sur une île étrange. »

Dans les images, la jeune Wuyan continuait de battre des ailes, luttant pour reprendre son vol, mais c’était impossible.

« Dès le moment où j’ai atterri sur cette île, j’ai su qu’elle n’était pas ordinaire, l’énergie spirituelle y était très forte… C’était une île d’immortels.

« J’étais terrifiée, » dit Wuyan. « Depuis mon enfance, on m’avait raconté que les immortels aimaient punir les démons, alors étendue sur la paille, j’ai pensé que je n’allais pas mourir à la guerre entre les démons, mais de la main d’un immortel? J’ai lutté pour me relever et m’envoler loin de cette île, mais mes forces me manquait. Au lieu de réussir à m’envoler, au contraire, mes efforts ont attiré l’attention d’une personne alentour. Quelqu’un a traversé la mer de fleurs pour s’avancer vers moi… »

La chauve-souris, les ailes brisées, reposait mourante dans le foin. Elle semblait gravement blessée, les membres sur ses flancs étaient déchirées, le sang s’écoulant dans le foin. Ses yeux noirs étaient humides et brillants, lui donnant un air extrêmement pitoyable.

Alors qu’elle était complètement sans défense, une paire de souliers blancs aux extrémités bleu pâle apparut dans la sphère, s’arrêtant à côté de Wuyan. L’instant suivant, une main élancée et osseuse la saisit, alors que l’autre la protégea avec précaution, la posant dans la paume de sa main.

Gu Mang dit, fier de lui : « Regarde, qu’est-ce que je t’avais dit? Ce traître immortel inconstant en amour est apparu rapidement. »

Le champ de vision de la sphère lumineuse se leva doucement, sur ces souliers de soie jusqu’aux longues manches…

Lorsque la scène se posa sur le visage de l’immortel, Gu Mang et Mo Xi furent immédiatement sous le choc…

L’homme portait des robes similaires à des nuages. Son visage était beau, il avait des yeux brumeux en amandes, l’air noble et pur, comme un bambou qui reflète la lune.

Gu Mang s’exclama par surprise : « Jun Zihui?! »

Mo Xi écarquilla aussi les yeux : « Chen-gongzhu… »

Ils ne s’étaient pas du tout attendus à ce que cet « homme sans cœur » soit le premier sage de Chonghua d’il y a des siècles, Chen Tang Jun Zihui!


[1] Diaochan est une des quatre beautés de la Chine antique

[2] Mu Guiying est une héroïne, guerrière, générale légendaire

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